
Bercy l’avait annoncé à la fin de la semaine dernière….La hausse de la TVA de 19.6 à 21.2% serait amoindrie concernant le tabac par la baisse du taux de droits à la consommation de 64,25 à 63,31%, évitant ainsi une hausse brutale de plus de 10%.
Une bonne nouvelle….Oui mais de courte durée car, aujourd’hui, nous apprenons, par voie de presse, que le prix du tabac devrait augmenter le 1er octobre 2012 de 7.6%, accumulant ainsi la hausse de la TVA ( amoindrie ) et celle de 6% devenue malheureusement quasi habituelle.
Cela porterait approximativement le paquet de cigarettes à prix plancher à 6,20 € et le paquet de premium à 6,70 €….
Est-ce absorbable par le marché ? Est-ce supportable par le réseau et notamment les buralistes frontaliers ?
La réponse est bien sûr NON car nous commençons à peine à subir les conséquences de la précédente hausse.
De plus, nous atteignons des summum en matière d’inflation des prix…
10 ou 20 centimes par an, cela restait somme toute tolérable….50 centimes, cela devient carrément indigeste voire suicidaire…sauf bien sûr pour la recrudescence des marchés parallèles.
Si Bercy, en réduisant les droits à la consommation, a fait un beau cadeau aux fabricants de tabacs, il serait temps que ces multinationales arrêtent de divulguer des bénéfices mirobolants et pensent à soutenir le seul réseau officiel de vendeurs de tabac en France…et pas seulement par de belles paroles mais par des rétributions sonnantes et trébuchantes.
Il y en a vraiment marre que les buralistes soient systématiquement les « dindons de la farce » et soient pris en tenailles entre les intérêts des deniers publiques, les bonnes intentions et/ou mauvaises directives en matière de Santé Publique et les dividendes toujours plus monstrueux des multinationales du tabac.
Il est trop tard pour attendre et utopiste d’espérer un alignement des prix du tabac avec nos voisins européens, surtout en cette période de crise.
Constamment situé entre le marteau et l’enclume, le réseau des buralistes, et principalement les frontaliers, subissent et paient un lourd tribu à cette politique inflationniste.
Il est donc urgent de « montrer les dents »… Notre avenir voire notre survie en dépend.
Il va donc falloir se tourner vers ceux qui se « gavent » sur notre dos mais aussi bouger certains curseurs, comme par exemple:
1. Exiger une rémunération supplémentaire de la part des multinationales du tabac, eu égard au travail fourni gracieusement pour promouvoir et exposer leurs produits, quitte à devancer la volonté de directives européennes ou des anti-tabac en ne mettant plus en avant leurs produits et en les laissant dans les tiroirs.
2. N’ accepter aucun nouveau référencement en matière de cigarettes…Il est inadmissible d’avoir perdu 30, 40 voire 60 % de volumes de vente en 10 ans et d’avoir aujourd’hui plus de références dans nos linéaires qu’en 2002….au détriment de notre fragile trésorerie…
Ne nous voilons pas la face ! Le marché du tabac n’est pas extensible…Les nouveaux référencements ne sont pas faits pour attirer de nouveaux consommateurs mais bel et bien pour cannibaliser la clientèle des concurrents et gagner des parts de marchés pour satisfaire tels ou tels actionnaires.
3. Exiger de notre Administration de tutelle, Les Douanes, une lutte sans merci contre tous les trafics et pas seulement les grosses prises.
Les trafics dits « de fourmis » sont devenus un véritable fléau et restent florissant et toujours impunis.
( N.B: Une fourmi peut porter jusqu’à 60 fois son poids ).
Voilà quelques propositions pour « passer à l’offensive » car ne l’oublions jamais: On ne subit pas l’avenir, on le fait.