
Cela faisait un moment que nous étions dans un rapport de force avec la FDJ sur les implantations sauvages hors du réseau référent des buralistes et des diffuseurs de presse.
Nous avions connu l’épisode « Florajet » et d’autres implantations sauvages qui avaient fait monter la mayonnaise, ou plutôt la moutarde, au nez des buralistes.
Lors d’une réunion en juillet dernier, Stéphane PALLEZ, directrice de la FDJ avait écouté sans que cela ne change sur le terrain.
Rappelons qu’il est prévu qu’une concertation tripartite FDJ/ Confédération / UNDP soit mise en place avant toute implantation.
Lors des négociations et de la signature du dernier contrat d’avenir, Christian ECKERT a dit suivre ce « dossier » de très près.
Lors de la dernière cérémonie des voeux de la Confédération à laquelle assistait la Direction de la FDJ le 11 janvier dernier, Pascal MONTREDON avait déclaré : « les buralistes sont ouverts à toute réflexion commune sur l’adaptation de la distribution, mais à partir du réseau référent, qu’il s’agit de renforcer et d’étoffer, et non par des implantations sauvages dans des réseaux concurrents ou de nature différente. »
Toutefois, la tension est montée d’un cran sur le terrain, avec l’annonce d’implantation dans un Leclerc de La Rochelle (17), un Intermarché à Carignan (08), un boulanger et un bar à Herrlisheim (67). Implantations contre lesquelles ont manifesté la chambre syndicale des Ardennes, appuyée par le Nord, à Carignan le 12 janvier, et la chambre syndicale du Bas-Rhin le 13 janvier, devant le dépôt départemental de l’opérateur.
Ce mercredi 18 janvier, lors d’une réunion tripartite avec l’UNDP, la Confédération a rappelé à la FDJ sa position, avant de constater une divergence de vue sur l’évolution de la stratégie d’implantation.
Face à cette situation de blocage, la Confédération a décidé de lancer un mot d’ordre de suspension de toute participation à des réunions tripartites concernant les implantations.
Au niveau national, comme au niveau départemental.
Il est fort à craindre que, – sans la volonté de la FDJ de discuter sur une évolution concertée de la distribution des jeux via son réseau historique- et sans un arbitrage rapide et souhaitable de Bercy – nous en arrivions à une situation de blocage que, finalement, personne ne souhaite.
A quand une vraie relation gagnant / gagnant ?